COMPTE RENDU EXERCICE PPI DPA BASSENS DU 22 Mars 2006

 Analyse synthétique des informations récoltées par les membres du collège des associations membres du S3PI Presqu'île d'Ambès

 PCF/PCO/PCE/TERRAIN

 

LA CHRONOLOGIE DES FAITS

-SUR LE TERRAIN :

8 h accident
8 h 15 et 8 h 32 sirènes
8 h 40 pompiers : les blessés brûlés sont transportés à l'infirmerie
9 h 05 arrivée du Dragon 33 à plus d'un km des blessés
Passage de 143 camions, 250 VL, 2 cargos + bateaux de pêche.

-Au PCO :

8 h 50 la mairie est prévenue par la préfecture
9 h arrivée de la Gendarmerie et du SDIS
9 h 05 arrivée du représentant DPA pour faire le point

-PREFECTURE/PCF

9 H 15 appel de la police qui n'est pas au courant
9 h 40 contact Port Autonome
10 h boil over déclenché
10 h 10 début du bouclage
10 h 25 prise en charge des blessés et évacuation de la population
10 h 40 arrivée SAMU au PCO

 

ORGANISATION GENERALE PCO 

POINTS FORTS

POINTS FAIBLES

PISTE DE PROGRES

-Bonne volonté du personnel communal à dresser le PCO

Mise à disposition d'une salle

pour le PCO de dimension

intéressante.

- Manque d'efficacité,

temps trop long

-Difficulté à mettre à

disposition des cartes de

DPA à une échelle exploitable

-Configuration des tables en U ne favorisant pas une bonne gestion de la crise.

 

 

 

-Définir la configuration idéale de la disposition de la salle avec le SIRDPC.

-valider sa faisabilité sur site.

-Intégration de procédures et des plans d'implantation dans le DCS mairie de BASSENS pour un dressage rapide du PCO.

 

 

Quelques remarques faites par un observateur PCO : « La planification du PCO est théoriquement l'objet des Documents Communaux de Sauvegarde. En conséquence de quoi, il est proposé de valider la partie des DCS concernant la planification de crise.

Il parait difficile de se faire une idée objective du traitement de la crise car l'ensemble des acteurs ont du mal à se mettre en situation, sachant par avance, qu'il s'agit d'une simulation. A cet égard, seuls les pompiers et les industriels ont joué le jeu. Or, sans mise en situation d'alerte, les conditions de transmission d'information sont altérées :

•  une confusion au niveau du statut des informations : De quoi parle-t-on ? Scénario? Situation réelle ?

•  un brouhaha croissant au PCO durant la matinée

•  des commentaires ou conversations parasites, sans rapport avec la situation d'exercice . »

 

 PCE - COMMUNICATION ET FORMATION

POINTS FORTS

POINTS FAIBLES

PISTE DE PROGRES

Excellent système de communication hertzien chez l'exploitant ainsi qu'une grande efficacité du personnel exploitant sauf sur un point, il me semblerait plus efficace de se préoccuper de toujours savoir ou sont les blessés et de se préoccuper de leur évacuation plutôt que de s'enquérir constamment de leur état de santé

Il est à noter l'efficacité Mme la représentante de la Préfecture au PCE (pertinence, motivation…)

 

-La liste téléphonique de l'exploitant n'était pas à jour

 

-1/2 après l'alerte incendie toujours pas de contact avec la mairie-Il n'a pas été prévu à un moment précis l'évacuation "fictive" du PCE.

 

-Plutôt qu'une « grand'messe » ou l'on ressentait trop le « fictif »,

mettre en place une série de procédures qui serait régulièrement testée et mise à jour.

 

Une remarque et quelques perceptions d'un observateur PCE ; « ll apparaît que seul l'exploitant a mis en place des moyens et une formation qui lui permettraient de réagir en face de ce type de situation, que les pompiers ont également été formés à ces situations.Les autres font "au mieux" et il serait peut être souhaitable de mettre en place une formation comme celle que s'est sans doute octroyée la personne de la Préfecture qui avait sans doute bien étudié préalablement le processus car tous ses documents étaient à jour et comprenaient tous les numéros de téléphones corrects. »

 

LE TRAITEMENT DES BLESSES

-L'accident a eu lieu à 8h00, l'alerte a été donnée à 8h20 par radio. Les blessés n'ont rencontré un médecin pour la première fois (celui du SAMU) qu'à 10h15, soit deux heures sans perfusion ni traitement de la douleur, autant dire une grave perte de chance dans le cas du grand brûlé avec suspicion de brûlure respiratoire.

POINTS FORTS

POINTS FAIBLES

PISTE DE PROGRES

- les équipes impliquées ,pompiers, SAMU, étaient très motivées et techniquement à la hauteur de l'enjeu. 

-Accueil DPA défectueux : ils n'ont pas simulé l'accident sur site et ont zappé le ramassage primaire (entre le lieu du sinistre et l'infirmerie.). Ils ont simplement parqué les deux blessés dans leur infirmerie (locaux sans personnel ni matériel de soins), et surtout sans surveillance.

- Aucun accueil des pompiers à leur arrivée à 8h35

-Absence de définition de DZ sur le site de DPA, ce qui a obligé Dragon33 à se poser à près de 2km des blessés, sans possibilité de les rejoindre

-Défaillance grave

des transmissions (motorola ou canaux défectueux), et surtout absence de communication (ordres, consignes) entre le Cdt des O.S. et l'équipe de pompiers au contact des blessés. Ce qui a abouti à un retard de plus d' une heure à la mise en route du traitement .

 

-Mise en place d'une cartographie DZ pour le site DPA et le reste de la presqu'île.

 

-Mettre en place une procédure de ramassage primaire à tester lors de l'exercice.

 

MONTEE EN PUISSANCE DU DISPOSITIF  

POINTS FORTS

POINTS FAIBLES

PISTE DE PROGRES

-Sirène audible par les habitants du périmètre Z2 (Vérifié à St Louis de Montferrand)

-Point de la situation faite par l'exploitant claire et explicite.

-Collaboration étroite entre pompiers et exploitant.

- Communes situées dans le périmètre d'implication prévenues par Mairie et préfecture dés le déclenchement PPI (Vérification faite à St Louis de Montferrand).

-Pas ou peu d'échanges transversaux entre les différents acteurs (Police, DDE, gendarmerie,..).

-Manque de synthèse.

Manque d'information aux communes environnantes sur l'évolution de la situation (Risque de BOIL OVER, évacuation des riverains situés dans le périmètre Z2 (Vérification faite à St Louis de Montferrand).

 

-Une configuration de salle différente améliorera considérablement l'efficacité décisionnelle et le manque

de communication.

 

-Le PCF doit tenir informer les communes limitrophes de l'évolution de la situation.

 

UTILISATION DES MOYENS DE COMMUNICATION

POINTS FORTS

POINTS FAIBLES

PISTE DE PROGRES

-Le système de communication mobile « voiture herisson » déployé par la gendarmerie a donné entière satisfaction : communication permanente avec PCF et hommes de terrain.

-Installation fixe dans le PCO de 5 Lignes téléphoniques dont deux identifiées pour PPI.

 

- Communication PCF/PCO perturbée en début d'exercice .

-Système de liaison radio mobile pompier non opérationnel.

 

- Installation téléphonique fixe

de la salle en panne, ce qui a obligé les acteurs à communiquer par portable.

 

 

-Afficher clairement les numéros de téléphone des lignes fixes.

 

-S'assurer que les lignes PPI sont dédiées et sécurisées.

 

BOUCLAGE DE LA ZONE - EVACUATION DES POPULATIONS

POINTS FORTS

POINTS FAIBLES

PISTE DE PROGRES

Les évacuations sont réalisées par transport en commun avec des sociétés dont l'implantation géographique est cohérente avec les points de bouclage. La gendarmerie semble techniquement au point pour coordonner ses intervenants et chiffrer l'efficacité des bouclages et des évacuations.

-L'évacuation du point de bouclage à Bertranet côté Nord ouest oblige le transporteur à effectuer un détour très important pour rallier le Gymnase SEGUINEAUD avec le risque de se retrouver dans le périmètre Z2.

-Les points de bouclage ne semblent concerner que les axes principaux (Cartographie PCO).

Un des deux acteurs principaux du bouclage ( la police ) semblait absent du dispositif ? Les étudiants du département HSE ont été laissés à eux même ce qui à posé quelques problèmes de sécurité pour ces derniers.

 

-Imaginer un deuxième point de rassemblement des populations au nord

- Ou identifier sur plan à remettre au transporteur, au point de bouclage considéré, l'itinéraire à respecter.

- Il est nécessaire de prévoir aux 4 coins cardinaux des communes concernées un poste permettant l'évacuation de la noria d'ambulances ainsi que des bouclages efficaces.

-Ou guider le bus par encadrement de Police ou Gendarmerie.

-Réfléchir au bouclage des autres accès (aide DDE ?).

 

Quelques remarques et perceptions faites par un observateur placé prés du rond point de DPA :

« Un manque de réalisme évident, comment peut-on percevoir les problèmes si tout le monde ne joue pas le jeu, après l'alerte PPI les camions continuaient de circuler dans le dépôt, sur l'avenue des Industries la circulation n'était déviée que dans un sens.Est-il prudent de dévier la circulation aux portes du dépôt, ne faut-il pas le faire plus en amont.Michelin et Casco étaient dans la confidence, pas de surprise pour eux, malgré tout ils ont des consignes à appliquer et ils les connaissent. En fait je n'ai pas vu grand chose, mais en tant que voisin j'ai peur ! »

 

 Conclusion générale

D'une façon générale nous retrouvons les problèmes récurrents aux exercices – simulation et en particulier à l'exercice de simulation précédent sur la presqu'île d'Ambès ( 2001 entreprise YARA)

- Difficulté de jouer le jeu de la simulation pour les acteurs de la coordination des informations entre PC (informations horizontales de coordination des acteurs) .

- Chaque acteur connaît bien sa partie technique (même si certains ont eu des problèmes techniques de communication) mais a du mal à se coordonner avec les autres acteurs.

- Cartographie des informations à disposition des acteurs incomplète, lacunaire, non partagée, peu disponible en situation technique et/ou pour organiser la coordination des secours ( et/ou l'élaborer les décisions d'organisation des acteurs)… nous pensons que tous les acteurs sont mûrs pour la mise en place d'une cartographie type SIG partagée entre les acteurs de la prévention et de la planification des secours afin de s'assurer d'un moyen de communication d'informations à jour et commun.

-Nous souhaitons également que ce retour d'expérience soit suivi de procédures temporelles et vérifiables d'amélioration de l'efficacité du dispositif des alertes et des secours…en particulier en programmant chaque année au moins un exercice qui permettra d'en vérifier les améliorations continues décidées en commun lors du Rex « à froid ».

 

Synthèse réalisée par M LESBATS pour le Collège des Associations de la Presqu 'île d'Ambès (CAPA) - Mme JALLEY MM. BAS ,BORDES, CHAUVIER, HUGON, JALLEY, VICQ et les étudiants 2° et 1° années du département HSE/S3pi (6) plus 1 étudiant de LP GPI/ QHSE en stage et alternance à la Mairie de BASSENS ( dont le compte-rendu à été remis à M le Maire de Bassens et M Sainte-Marie-).