Journal Sud Ouest du mardi 18 Septembre 2007

 

Avec l'arrivée dans le quartier des Jardins de Cocagne, qui depuis 3 semaines distribue des légumes biologiques à une cinquantaine d'adhérents, et rassurés par les analyses du terrain avant le début des cultures, nous pensions être à l'abri de toute nouvelle implantation industrielle polluante

Cet avis d'enquête nous a ôté nos illusions.

De plus elle a attiré notre attention sur cette activité qui nous avait été annoncée comme provisoire, et qui fonctionne, libre de toute mise aux normes depuis plus d'un an.


En raison de l'opacité du texte de cette enquête, voici quelques explications  :

Le lit majeur d'un cours d'eau est la plus grande surface qu'il peut occuper en cas de crue, même exceptionnelle.

Les produits minéraux solides, sont essentiellement, pour ce que nous avons pu constater sur place des gravas de démolition.

 

CONSEIL MUNICIPAL à AMBARES

Le Président de notre Association, ainsi que 5 membres du bureau, ont assisté à la réunion du Conseil Municipal du 1er Octobre dernier, afin de connaître la position des élus concernant ce « projet » (*1).

Monsieur Bartholome, Adjoint à l'environnement et aux risques naturels et industriels, a évoqué la nécessité de produire des granulats afin d'éviter l'exploitation de nouvelles gravières, tout en émettant des réserves techniques concernant la protection du fleuve et la nécessité de remblayer le site pour éviter toute inondation, sans évoquer le sors des riverains.

Monsieur le Maire a rappelé la présence très proche du quartier de Sabarèges, du Centre d'Aide par le Travail et des Jardins de Cocagne nouvellement inaugurés, producteurs de légumes biologiques, et demandé au Conseil Municipal de donner un avis défavorable, ce qui a été fait à l'unanimité.

Le Conseil Municipal de Bassens à donné un avis favorable.

Ce qu'il faut savoir  :

•  Encore 50 000 m2 de terrain remblayé, au détriment des zones humides fragiles situées entre nos deux fleuves, et ce malgré l'engagement de la Ville dans un Agenda 21, en Juin 2005 (*2).

•  Dont entre 30 et 40 % de zone de stockage ( 50 000 m3 )

•  Sur le trajet des pipes d'alimentation en gaz, méthanol etc… de l'usine Foresa.

•  50 camions/jour entre 7h et 17h. sans obligation apparente de bâchage ni humidification des matières transportées. (*3)

•  Aucune indication sur le circuit des camions.

•  Aucune mesure dans l'enquête, sur la quantité de poussières et particules. Aucune analyse des eaux de lavage avant rejet en Garonne.

•  Les circuits de rejets liquides doivent emprunter un Estey dont les clapets sont hors service et doivent être remis en état par la C.U .B   

 

*1 -Suite à un accord entre le Port Autonome et l'Entreprise Fayat, l'activité fonctionne déjà depuis de nombreux mois, sans autorisation de la Ville, ni mise aux normes en vigueur. Nous n'avons aucun interlocuteur capable de nous renseigner sur la composition des matériaux broyés.

 *2 -L'objectif affiché par la ville est d'accompagner et maîtriser le développement du territoire, sans sacrifier les espaces naturels et sans compromettre les ressources foncières pour le futur, préserver le patrimoine de la ville et d'améliorer la qualité de vie. (Agenda21france.org)

 *3 -Les déchets de minéraux sont répertoriés par l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) dans la catégorie des déchets dangereux.

 

L'entreprise a repris son activité ( photos 1er février) toujours hors normes